Retrouver équilibre et énergie au quotidien avec l’épilepsie
Par le mode de vie et l’alimentation
Naturopathie hygiéniste & épilepsie
Une approche globale pour stabiliser le terrain et mieux comprendre ses déclencheurs
Quand on vit avec l’épilepsie, on cherche souvent la solution : le bon traitement, le bon complément, la bonne méthode. Et c’est humain : on veut que ça s’arrête.
Mais il y a une réalité que beaucoup découvrent avec le temps : les crises ne surviennent pas “au hasard”.
Elles s’inscrivent souvent dans un contexte : fatigue, stress, manque de sommeil, variations de glycémie, surstimulation, digestion difficile, inflammation, changements hormonaux, etc.
La naturopathie hygiéniste s’intéresse précisément à ce terrain.
Pas pour “remplacer” le suivi médical, mais pour comprendre ce qui fragilise le système nerveux et mettre en place un mode de vie plus stable, adapté à votre réalité.
Qu’est-ce que la naturopathie hygiéniste ?
La naturopathie hygiéniste est une approche globale de santé naturelle basée sur une idée simple :
le corps possède des capacités de régulation et d’adaptation, à condition de respecter ses besoins biologiques.
Au lieu de chercher en premier “quoi ajouter”, elle commence souvent par se demander :
qu’est-ce qui épuise, surcharge ou déséquilibre l’organisme au quotidien ?
Dans le contexte de l’épilepsie, cela revient à observer tout ce qui peut influencer l’équilibre neurophysiologique : sommeil, stress, alimentation, digestion, rythmes, stimulation sensorielle, récupération.
1) Retirer ce qui surcharge le système nerveux
Un système nerveux déjà sensible peut devenir encore plus vulnérable lorsqu’il est soumis à une charge constante.
Cette charge peut venir de plusieurs axes :
L’alimentation : excès de sucres rapides, ultra-transformés, additifs, repas irréguliers, carences possibles, variations fortes de glycémie.
Le rythme de vie : dette de sommeil, horaires instables, manque de récupération, fatigue chronique.
La sur-stimulation : écrans tardifs, multitâche, bruit permanent, stress émotionnel répété.
La surcharge interne : digestion difficile, inconfort intestinal, élimination ralentie, inflammation de bas grade.
L’objectif n’est pas la perfection, mais une chose : réduire les facteurs qui “tirent sur la corde” afin que l’organisme puisse retrouver plus de marge de manœuvre.
2) Apporter au corps ce dont il a besoin pour se réguler
Un terrain plus stable repose sur des bases concrètes, souvent simples, mais puissantes quand elles sont régulières :
Un sommeil réparateur et des routines qui favorisent l’endormissement.
Une hydratation suffisante et une alimentation structurée.
Une nutrition plus dense (vitamines, minéraux, protéines, acides gras de qualité), adaptée au fonctionnement du cerveau.
Du mouvement régulier, modéré, qui soutient la circulation, la respiration, et la récupération nerveuse.
Un environnement plus calme (rythmes, respiration, pauses, réduction de la charge mentale).
Dans une approche hygiéniste, on ne “pousse” pas le corps : on l’aide à faire moins de compensation.
3) Respecter les rythmes biologiques
Le point souvent sous-estimé… et pourtant central en épilepsie
Le système nerveux est extrêmement dépendant des rythmes : alternance jour/nuit, temps de récupération, pauses, exposition à la lumière, stabilité des horaires.
Quand ces rythmes sont désorganisés, on observe souvent :
-
une récupération moins efficace,
-
un stress interne plus élevé,
-
une vigilance instable (somnolence / agitation),
-
un sommeil fragmenté.
L’objectif n’est pas de vivre “comme un moine” (même si certains moines ont l’air très reposés).
L’objectif est de retrouver une cohérence : un corps qui sait quand activer… et quand récupérer.
Une application directe à l’épilepsie
Comprendre le terrain pour mieux identifier les déclencheurs
L’approche hygiéniste appliquée à l’épilepsie vise à travailler sur deux leviers :
1) Clarifier les déclencheurs personnels
Chaque personne a son propre “profil” : manque de sommeil, stress émotionnel, hypoglycémie, règles, digestion, écrans, effort, surchauffe, etc.
2) Stabiliser le terrain
En réduisant les fluctuations (sommeil, énergie, glycémie, surcharge), on cherche à diminuer la vulnérabilité du système nerveux.
Cela ne se résume pas à “bien manger” : c’est un ensemble cohérent.
Pourquoi cette approche peut aider quand on se sent perdu(e) ?
Quand on vit avec l’épilepsie, on reçoit souvent beaucoup d’informations… mais sans fil conducteur.
Résultat : on essaye un peu de tout, puis on se décourage.
Une approche hygiéniste apporte surtout :
-
une méthode de tri (qu’est-ce qui compte vraiment pour vous ?),
-
un cadre progressif (on change peu, mais on change bien),
-
une logique de terrain (on comprend le “pourquoi”, pas seulement le “quoi”).
Ce que ça change concrètement au quotidien
Sans promettre l’impossible, on cherche généralement des résultats très concrets :
-
une énergie plus stable,
-
des journées moins “en dents de scie”,
-
un sommeil mieux soutenu,
-
une digestion plus simple,
-
une meilleure capacité à repérer ce qui fragilise,
-
et surtout : la sensation de reprendre une part de contrôle.
Pas un contrôle absolu. Un contrôle réaliste. Celui qui redonne de l’air.
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